“夜月明珠,不如天曉。”
– Zǔtáng jí 祖堂集, juàn 卷 7, entry of Jiāshān Shànhuì 夾山善會 (805–881).
Travelling
This is the spot:—how mildly does the sun
Shine in between the fading leaves! the air
In the habitual silence of this wood
Is more than silent: and this bed of heath,
Where shall we find so sweet a resting-place?
Come!—let me see thee sink into a dream
Of quiet thoughts,—protracted till thine eye
Be calm as water when the winds are gone
And no one can tell whither.—my sweet friend!
We two have had such happy hours together
That my heart melts in me to think of it.
– William Wordsworth (1770-1850).
Le Dormeur du Val
C'est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme ;
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
– Octobre 1870, Arthur Rimbaud.
(Zweig MS 181, f035r, British Library)